Les « fous » de Kinshasa : détresse psychiatrique ou stratégie d’infiltration ?
Entre l'abandon des malades mentaux dans les rues de Kinshasa et la hantise sécuritaire de la population, la folie urbaine soulève une question troublante : s'agit-il d'un drame de santé publique ou d'un réseau de renseignement à ciel ouvert ? Une réalité urbaine frappante Les propos du citoyen Pierre Dikizeyiko font écho à un constat partagé par de nombreux Kinois. Arpenter les avenues de la capitale congolaise, c'est se heurter quotidiennement à la présence massive d'hommes et de femmes livrés à eux-mêmes, errant dans un dénuement total. Dans une mégapole de plus de quinze millions d'habitants, le nombre de personnes souffrant de troubles mentaux visibles semble croître de manière exponentielle. Cette situation interroge d'abord sur l'effondrement des structures de prise en charge psychiatrique et sur la précarité socio-économique qui brise la résilience des individus. Le mythe de l'« infiltré » : paranoïa ou soupçon légitime ? Au-d...