Le Nil : patrimoine commun ou monopole historique ? L’Afrique à l’épreuve du partage de l’eau
Quand Le Caire remet le Nil au cœur du débat africain En recevant son homologue congolais, Félix-Antoine Tshisekedi, le 10 juin 2026 au Caire, le Président égyptien Abdel Fattah el-Sisi a longuement insisté sur une question qui touche au cœur même de la sécurité nationale égyptienne : la gestion des eaux du Nil. Pour l’Égypte, qui dépend du fleuve pour près de 98 % de ses ressources en eau, le Nil est une question de survie. Mais pour les pays d’amont, il représente aussi un droit légitime au développement. Derrière les discours diplomatiques se cache une réalité plus complexe : peut-on encore, au XXIe siècle, gérer le Nil selon des accords hérités de l’époque coloniale ? Le CFA : la révolte des pays d’amont Après plus d'une décennie de négociations infructueuses, les pays situés à la source du Nil ont décidé de reprendre leur destin en main. Malgré l'opposition farouche de l'Égypte et du Soudan, l'Accord-cadre de coopération du Bassin du Nil (Cooperative Framewor...